J’arrive même plus à dormir srx… Il reste quelques jours avant la rentrée et j’ai déjà la boule au ventre h24.
Tout le monde sur TikTok fait des « back to school » trop mignons alors que moi je stresse de ouf. Réviser le réveil à 6h30, revoir la tête de certains profs, se reprendre la pression pour les notes… Franchement la flemme ultime.
Mais le pire c’est la peur d’être dans une classe de merde sans aucun de mes vrais potes. L’année dernière déjà c’était limite, mais là de savoir que dans moins d'une semaine je vais devoir refaire semblant d’être sociable et de sourire à des gens fakes, ça me dégoûte.
Pendant deux mois j’étais trop bien dans ma bulle, et là c'est comme si la réalité me mettait une grosse balayette. Je suis la seule à péter un câble ou y a d'autres gens qui dorment plus à cause de ça ?
Franchement, faut qu’on en parle. Hier au taf, j’ai craqué mentalement, mais en silence.
On nous vend l’open-space comme le temple de la "collaboration" et de la "convivialité".
La réalité ? Je passe 8 heures par jour avec un casque antibruit vissé sur les oreilles pour essayer d'ignorer la pause café du pôle marketing à 3 mètres de moi, les appels en haut-parleur de mon manager, et le bruit des claviers.
Hier, j’avais un dossier hyper important à rendre. Résultat : zéro concentration, un stress pas possible, et j’ai fini par aller m’enfermer 10 minutes dans les toilettes juste pour avoir du calme et respirer.
Le pire dans tout ça ? Si tu demandes à faire du télétravail ou si tu dis que ce mode d'organisation te détruit la santé, on te regarde comme si tu n’avais pas "l’esprit d’équipe".
On marche sur la tête.
Aujourd'hui, j'ai pris une décision impulsification totale : repartir à zéro.
J'ai fermé la porte à tout ce qui me freinait sans donner d'explication. Sur le moment, mon cœur battait à 100 à l'heure, mais en sortant dans la rue, j'ai ressenti un soulagement que je n'avais pas connu depuis des années. Personne autour de moi ne se doute de rien.
Pour l'instant, c'est mon secret, et c'est très bien ainsi.
Si tu lis ceci par un pur hasard (même si les chances sont de 1 sur un million) : je ne suis pas parti parce que je ne tenais plus à toi. Je suis parti parce que je m'oubliais. Te souhaiter le meilleur à distance est la seule chose correcte qu'il me reste à faire.
Parfois, les proches ne peuvent pas comprendre parce qu'ils sont trop impliqués. Les Cercles anonymes sont conçus pour trouver des gens qui traversent exactement la même étape que vous : rupture, reconversion, deuil ou anxiété. Vous n'avez pas à porter ça toute seule.
On passe une bonne partie de nos journées à filtrer ce qu’on ressent. On sourit par politesse, on répond « Ça va, et toi ? » par habitude, et on garde les pensées les plus lourdes ou les plus confuses pour soi, de peur d'inquiéter, d'embêter ou d'être jugé·e.
Pourtant, accumuler ces mots sans jamais les sortir finit par peser lourd.
Aujourd'hui, prenez cet espace pour ce qu'il est : une soupape.
Qu'est-ce que vous aimeriez crier ou avouer si vous étiez certain·e à 100 % que personne ne saurait jamais que c'est vous ?
Quelle est cette pensée qui vous tourne dans la tête depuis ce matin ?
Pas besoin de faire de phrases parfaites, pas besoin de cohérence. Écrivez brut. Posez ce poids ici, refermez la page, et respirez un coup.
Vous n'êtes pas seul·e à traverser ce que vous traversez.
Prendre un moment pour écrire ce qu'on ressent vraiment, c'est parfois la seule chose dont on a besoin pour alléger son esprit. Pendant longtemps, j'ai gardé mes doutes et mes tensions pour moi, convaincu(e) qu'il fallait afficher une façade solide face au reste du monde.
Aujourd'hui, j'apprends à déposer mes mots ici, sans filtre et sans la crainte du jugement des autres. L'anonymat offre une vraie liberté : celle d’être entièrement soi-même, sans rôle à jouer ni attentes à remplir.
Pourquoi déposer ses pensées change la donne ?
Clarifier la surcharge mentale : Mettre des mots sur des émotions floues permet de faire le tri. Ce qui semblait insurmontable dans notre tête prend une forme plus nette, plus calme, une fois posé sur l'écran.
Se libérer du filtre social : Sur les réseaux classiques, on écrit pour plaire, rassurer ou renvoyer une image. Ici, la démarche est inversée : on écrit uniquement pour s'exprimer et s'accorder un temps de pause.
Créer une résonance discrète : Même en restant anonyme, partager ses doutes permet d'envoyer un signal silencieux à ceux qui vivent la même chose.
Si ces quelques lignes peuvent rappeler à quelqu'un qu'il n'est pas seul à douter, alors ce partage aura servi à quelque chose. Prenez ce temps pour vous, respirez, et laissez aller le reste.
Je nous revois encore assis sur ce fameux banc…
On rigolait, on se taquinait, j’avais la tête sur ton épaule et on parlait de nous comme si tout était évident, comme si rien ne pouvait nous atteindre.
Tu me portais sur ton dos juste pour me faire sourire, tu courais avec moi en riant, et à ce moment-là je me sentais enfin bien, enfin à ma place avec toi.
Tu me disais que c’était la première fois que tu étais aussi sérieux avec quelqu’un,
Tu te confiais à moi sur tes problèmes, ta famille, tes faiblesses… et moi j’étais là, à t’écouter, à te comprendre, sans jamais te juger.
Je t’ai tout donné sans réfléchir, sans peur.
Je pensais vraiment qu’on construisait quelque chose de solide, quelque chose qui allait nous tenir tous les deux.
Mais avec le temps… tout s’est éteint doucement, sans explication.
On retourne sur ce même banc, mais il n’y a plus rien.
On reste là, 40 minutes, chacun sur son téléphone, sans se regarder, sans se parler.
Le silence entre nous est lourd… mais le pire, c’est ce vide à côté de toi.
Je suis là physiquement, mais j’ai l’impression d’être seule, complètement seule.
Et puis on se lève, on rentre. Toujours sans un mot.
Moi je rentre chez moi avec cette solitude qui me suit partout, même quand tu es censé être là.
Je me sens vide, perdue, comme si je portais toute cette relation toute seule.
C’est plus seulement de la tristesse… c’est le sentiment d’être invisible pour quelqu’un qui comptait tout pour moi.
Je me demande si tu le vois, ou si tu fais juste comme si je n’étais plus la même.
Si je disparais petit à petit dans ta vie sans que ça te touche, sans que ça te manque.
Et chaque fois que j’ai envie de parler, je me ravale.
Parce que j’ai peur de trop en demander, peur de créer encore des tensions, peur que tu t’éloignes encore plus.
Alors je me tais. Encore. Toujours.
Je garde tout en moi, mes doutes, ma peine, et cette solitude que je ressens même quand tu es là.
Je souris parfois pour cacher ce vide énorme à l’intérieur, mais dès que je suis seule, tout me retombe dessus.
Et le plus dur… c’est de me sentir aussi seule dans quelque chose qui était censé être à deux.
Je suis avec toi… mais j’ai l’impression de ne plus exister dans ton monde.
Tu m’as aimée, tu m’as écoutée, tu m’as rassurée,
T’étais là quand j’allais mal, tu savais exactement quoi dire pour me calmer.
Tous les soirs on s’appelait, j’attendais que ça,
Je m’endormais avec ta voix… et pour une fois, je me sentais en sécurité avec toi.
Puis un jour, t’as changé… sans prévenir, sans expliquer,
T’es devenu froid, distant, comme si j’existais plus.
Je te parlais avec le cœur, je te donnais tout ce que j’avais,
Et toi tu répondais à peine… comme si ça te touchait plus.
Je me suis remise en question mille fois,
Je me demandais ce que j’avais fait de mal.
J’ai commencé à me taire, à tout garder pour moi,
À me dire que le problème, c’était sûrement moi au final.
Je t’ai pardonné des choses qui m’ont brisée,
Des choses qui m’ont fait pleurer des nuits entières.
Mais je restais… parce que je voulais pas te perdre,
Parce que malgré tout, t’étais tout ce que j’avais.
Un soir, j’ai pleuré dans tes bras comme jamais,
Je t’ai supplié de ne jamais te lasser de moi.
Je tremblais, j’avais peur que tu partes déjà,
Et toi tu m’as serrée en me disant que tout irait bien… que t’étais là.
Aujourd’hui, ces mots me font encore plus mal,
Parce que t’es parti quand même… comme si rien n’avait compté.
Comme si mes larmes, mes efforts, tout ce que j’ai donné,
Ça valait rien… absolument rien à tes yeux.
Je me sens bête d’avoir été aussi attachée,
D’avoir été aussi vraie, aussi fragile avec toi.
J’ai cru en toi, j’ai cru en nous sans hésiter,
Alors que toi… t’étais déjà en train de me lâcher.
J’ai défendu ton nom devant tout le monde,
Même quand mes proches voyaient que je m’abîmais.
Ma mère m’a vue changer, m’éteindre chaque jour un peu plus,
Maigrir, sortir seule le soir… juste pour essayer de respirer.
Je marchais avec mes écouteurs, sans but, sans direction,
Avec juste ton absence qui me faisait mal à chaque pas.
Je repensais à tout, à nous, à ce que j’avais imaginé,
Et à tout ce que toi, t’as détruit sans même te retourner.
J’étais déjà pas bien avant toi…
Mais toi, t’as réussi à me casser encore plus profondément.
T’as touché des blessures que je cachais depuis longtemps,
Et t’es parti en me laissant gérer tout ça toute seule maintenant.
Et le pire… vraiment le pire dans tout ça,
C’est que malgré tout ce que t’as fait, malgré tout ce que j’ai encaissé…
Y’a encore une partie de moi qui t’attend,
Qui espère que tu reviennes… même après m’avoir autant détruite.
Quand c’est le moment de raconter cette histoire, je n’y arrive pas.
Ce n’est jamais le bon moment, jamais le bon contexte. J’ai besoin de me sentir en sécurité, de savoir que la personne en face peut vraiment comprendre.
J’ai besoin de parler à quelqu’un qui a vécu quelque chose de similaire. Quelqu’un qui ne va pas juger, pas minimiser.
Mais quand ce moment arrive, je bloque complètement.
Ma gorge se serre, aucun son ne sort. Mes lèvres bougent, mais il n’y a rien derrière. C’est comme si mon corps refusait de parler à ma place.
J’ai réussi une seule fois, avec un psychiatre.
Il m’a fait des promesses. Il m’a dit que des gens viendraient m’aider, qu’on allait s’occuper de ça. J’y ai cru.
Mais rien ne s’est passé. Personne n’est venu.
Et lui est parti au bout de six mois.
Donc rien n’a changé. Tout est toujours là.
On m’avait dit que ça irait mieux après en avoir parlé. Mais ce n’est pas vrai.
Je n’ai même pas réussi à tout dire. J’ai gardé une partie pour moi, à cause de la honte.
Maintenant, c’est encore pire.
Ma gorge se bloque dès que j’essaie. Et surtout, la confiance a disparu.
J’ai l’impression qu’elle ne reviendra jamais.
Parce que personne n’a vraiment été là. Personne n’a vraiment écouté jusqu’au bout. Personne n’a essayé de comprendre.
C'est dur de faire partie de cette société. On doit se conformer à toutes leurs putins de règles sociales alors qu'elles ne sont faites que pour leur société capitalise de merde. Faut se plier à cet emploi du temps grégorien qui ne respecte pas le cycle de la planète. Faut consommer et gaspiller pour bien tout détruire. Faut faire disparaitre les gens qui font avancer le monde tout en essayant de le sauver parce qu'ils sont pas rentables. Faut financer les guerres pour des gens qui ne les font pas car c'est un marché très rentable. Faut brûler des forêts que les gens n'ont pas voulu vendre car on va y faire un complexe hôtelier.
Faut fermer sa gueule et ne rien dire pour ne pas disparaitre, comme l'once d'espoir qui peut exister entre 2 de mes pensées.
Aujourd'hui, il a fait beau. Je me suis forcé pour sortir un peu, prendre l'air et marcher. C'était dur les premiers mètres, mais finalement sentir l'air moins glacial et voir les lueurs du coucher de soleil, c'est agréable. Je suis finalement rentré avec les épaules un peu plus légères qu'en partant et c'est un petit pas qui compte comme un pas de géant.